Quel rapport entretient la femme à l'espace public la nuit ? La rue, de nuit, jongle entre ombre et lumière. La nuit porte en elle les paradoxes de la ville lumière, festive, permissive comme la crainte du sombre, de l'inconnu, du danger.

Cette performance questionne le rapport de la femme à la rue la nuit et dénonce la misogynie banalisée qui l'occupe. La ville comme danger de lieu de vie pour les femmes est une construction sociale à laquelle nous ne pouvons pas déroger actuellement. Ainsi, cette performance se propose d’exposer une série de situations ordinaires qui se passent dans la rue sous l’angle du regard critique sur les dangers et intimidations que subissent les femmes au quotidien. Plaçons la question des rapports de genres en ville au cœur des préoccupations et invitons à se réapproprier de manière égalitaire l'espace public.

Intention

L’intention de ce spectacle invite particulièrement les femmes à se questionner sur leur rapport à l’espace public, souvent perçu comme le lieu de tous  les dangers, en interrogeant les risques. Les femmes utilisent l’espace public, c’est-à-dire accessible à tous et gratuit, de manière différente  des hommes la nuit, par peur des incivilités et agressions mais également du fait d’un sentiment d’insécurité généré par les injonctions sociales auxquelles elles sont sujettes. À quel point ces perceptions d’insécurité sont-elles socialement construites ? Et comment pouvons-nous les renverser ?

Interview