Dyptik, danse fusion

Dyptik, la danse en un cri éloquent et fulgurant

La compagnie Dyptik lance le festival vendredi 9 octobre à la Luciole à Alençon avec un spectacle où les figures classiques du hip-hop côtoient la danse tribale.
La compagnie Dyptik lance le festival vendredi 9 octobre à la Luciole à Alençon avec un spectacle où les figures classiques du hip-hop côtoient la danse tribale.


Pour l’ouverture du festival « Jazz Orne danse », la compagnie Dyptik anime le public de son énergie. Dans une fusion de hip-hop, de danse rituelle et danse contemporaine, le chorégraphe Souhail Marchiche partage une quête identitaire qui commence au Mali.  


Les premiers mots déclamés en Bambara se mêlent au français. Puis la question du déracinement surgit dès l’entrée en scène des danseurs. Un homme marche au ralenti devant une foule précipitée, l’image de l’exil apparait. Deux rythmes, deux vitesses, deux mondes s’entrechoquent.


Tandis que les corps ondulent sur un rythme saccadé, le spectateur bat la mesure du pied. Et les doigts qui s’aggripent aux accoudoirs laissent transparaitre un mimétisme incontrolé. Les danseurs infatigables enchainent sauts comme mouvements au sol. Les jeux de lumière éblouissent dans le reflet de ces peaux qui ruissellent. Le champ de vision semble parfois trop étroit pour suivre cette bande de huit hommes et femmes aux couleurs de la diversité.  Ce n’est qu’à bout de souffle que le spectacle peut se terminer.


Soudain un cri fulgurant surprend. La voix s’empare de l’espace qui vibrait aux sons des tambours, elle s’accompagne d’autres semblables pour parler de la complexité qui unit l’individu au groupe.


Tout au long de la représentation, une bande-son hypnotique entre rupture subite et permanence de la transe, un incessant mouvement de questions réponses unissant solo et groupes, glissements et brusques jaillissements…


DYPTIK rayonne dans la maîtrise de l’espace scénique et de l’atmosphère sonore, tout en reconstituant un univers dramatique.

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